L’envoûtante Baie D’Halong

Par 6 octobre 2017Voyage vietnam

Le matelot vient de libérer les amarres, le bateau quitte lentement le port. Je me suis assise à la proue, les jambes dans le vide. La Baie D’Halong m’appartient.

Très vite, je traverse le premier village flottant.Les couleurs vives me sautent aux yeux.Du bleu, du rouge, du vert, du jaune…J’observe…

Un entrelacs de madriers fixés sur de gros bidons bleus assurant leur flottaison constituent la structure de ce village. De petits cabanons de bois y sont posés faisant office d’habitations. Tout autour, des filets immergés regorgent de poissons d’élevage. Les gens qui vivent ici sont pêcheurs,  je les regarde s’activer à la tâche. Comme si ce spectacle ne suffisait pas à mes yeux, sortant de nul part,  des pains de sucre de toutes tailles et de toutes formes émergent de la mer.  Je prends place sur le pont supérieur et m’installe confortablement sur l’un des transats mis à disposition. Mon imaginaire est dérouté par l’apparence de ces pains de sucre. Tantôt ils ont l’aspect d’animaux sauvages, tantôt celui d’humains. Je me réveille après m’être assoupie un court  instant, Nam, mon charmant guide, me demande de me préparer, c’est en canoë que nous allons nous approcher de ces monstres des mers. La place de devant m’est attribuée par mon binôme. Un petit cours sur le maniement de la pagaie s’impose puis nous voilà partis. A cet instant, je ne pense à rien, je savoure la chance que j’ai d’être là…

Halong devait être un immense plateau taraudé par l’eau de pluie. D’immenses masses calcaires durent se désagréger, laissant debout les roches les plus dures, sous les coups de boutoir du vent et de la mer des cavités, des grottes se sont formées. Je traverse l’une d’entre elle, du plafond les stalactites tombent dans la mer, les chauves souris passent au dessus de ma tête, une éblouissante lumière m’indique le chemin à suivre.

Nam m’a conseillé de ne pas prendre mon appareil photo, lui a pris son téléphone portable. Il fait quelques clichés et immortalise ce moment en vidéo.

J’aimerais que cet instant ne s’arrête jamais, pourtant il nous faut regagner le bateau. Je sors la première de l’embarcation précédant Nam de quelques mètres. Le temps de rendre la pagaie et mon gilet de sauvetage, il me rattrape et m’annonce que son téléphone est malencontreusement tombé à l’eau lorsqu’il s’est levé pour sortir du canoë. A part être désolée pour lui je ne peux malheureusement pas faire grand chose. L’ambiance est forcement un peu plus morose. Et vous aurez compris qu’il n’y aura ni photo ni vidéo de ce moment.

Me voilà de retour sur le bateau. Je gagne ma cabine afin de prendre une douche et me préparer pour le repas. Pendant ce temps, le matelot à jeté l’ancre pour la nuit, aucun bateau à l’horizon, nous sommes bel et bien seuls.

Je suis allongée sur mon lit, l’air envoyé par le ventilateur rafraichit la pièce, les grandes fenêtres me permettent d’admirer la lune, elle est magnifique. Ce soir le cuisinier m’a préparé un festin, calamars, beignets de poisson… les carottes et les tomates s’étaient transformées en fleurs et de fines lamelles de concombre avaient été minutieusement disposées sur une assiette afin de former un cœur.

Je vais me laisser bercer par les mouvements du bateau jusqu’à trouver le sommeil.

Á très vite…

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